Dans les mois à venir, la France sera soumise à l'Examen Périodique Universel, procédure des Nations Unies, qui oblige chaque Etat membre à se soumettre à la critique de ses pairs dans le domaine des droits humains. Les ONG sont également habilitées à émettre leur avis. C'est dans ce cadre que le Comité IDAHO a envoyé sa contribution au Conseil des Droits de l'Homme, à Genève, le 8 juillet 2012.
Sans surprise, le rapport du Comité IDAHO note que la lutte pour les droits des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi et trans) a globalement stagné pendant les années Sarkozy. On peut même dire qu'elle a régressé au fil des années, comme le montre l'idahomètre publié dans la presse en 2011 et en 2012. Cependant, il convient de signaler quelques actions éclatantes à l'ONU, à l'UNESCO, à l'OMS, dues à des personnalités comme Rama Yade ou Roselyne Bachelot, qui ont travaillé en lien avec le Comité IDAHO.
Il est trop tôt pour faire un bilan de l'action de François Hollande, qui a été élu le 06 mai dernier seulement, mais il est à craindre que la situation ne soit inversée, remarque le rapport du Comité IDAHO. Disposé à agir sur la scène nationale, M. Hollande semble moins impliqué sur la scène internationale pour les questions LGBT.
« Assiste-t-on à une évolution à fronts renversés ? Nous verrons bien, a indiqué Louis-Georges Tin, fondateur de la Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Quoi qu'il en soit, nous avons envoyé notre feuille de route aux différents ministères, et elle nous permettra d'établir le prochain Hollandomètre, baromètre de l'action gouvernementale dans ce domaine, qui sera publiée un an jour pour jour après l'élection de François Hollande, a conclu M. Tin. »
Enfin, le Comité IDAHO demande que dans le rapport officiel de la France figure une section consacrée aux questions LGBT, comme c'est le cas pour les autres domaines de discrimination. Car pour l'instant, ces questions n'apparaissent pas dans le prérapport que le Quai d'Orsay a envoyé aux principales ONG concernées par les questions internationales.