Nicolas Alekseev, président de Gayrussia, a été interpellé vendredi en fin de matinée avec quatre autre militants homosexuelsalors qu'ils tentaient de remettre à l'ambassade de Russie à Paris une pétition pour autoriser l'organisation d'une Pride à Moscou.
"Ils ont été interpellés pour une vérification d'identité puisque leur manifestation n'avait pas été déclarée en préfecture", a expliqué une source policière. Ils ont été conduits au commissariat du 4ème arrondissement parisien pour cette vérification.
"L'un d'eux a alors insulté un policier, et a donc été placé en garde à vue pour outrage", a expliqué la même source policière, les autres militants ayant eux été relâchés en début d'après-midi.
"Mais au fond le problème n'est pas là: pourquoi cinq personnes qui demandent à être reçues par l'ambassade sont arrêtées pendant trois heures?", a regretté Louis-Georges Tin, président du comité Idaho (International Day Against Homophobia), l'un des quatre militants relâchés.
"Au fond la France critique la Russie mais c'est pareil. Cette démarche à eu lieu à Berlin et à Londres sans aucune difficulté", a-t-il ajouté.
Vers 19 heures, une trentaine de militants, majoritairement d'Act-Up, mais aussi de Gayrussia et d'Idaho, ont manifesté devant l'ambassade de Russie pour demander la libération de Nicolas Alekseev et réclamer la légalisation de la marche des fiertés de Moscou.
Ils ont déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire "Shame" ("Honte" en anglais) et ont scandé "Libérez Nicolas" et "Legalize Moscow Pride" ("Légalisez la Marche des fiertés de Moscou").